La charge neige sur sol sk — jusqu'à 4,5 kN/m² dans les zones de montagne françaises — est multipliée par des coefficients de forme μ liés à la pente, aux obstacles et aux cas d'accumulation. Entre deux versants, derrière une lucarne ou contre un acrotère, μ₂ peut porter μ sur des facteurs 2 à 4 : l'ouvrage industriel « dimensionné au cas uniforme » devient un cas pathologique hivernal récurrent. Les annexes nationales et les documents d'application fixent les choix conservateurs lorsque géométrie et obstruction ne sont pas triviaux.
Le vent combine vitesse de base vb, catégorie de terrain (rugosité 0 à IV), orographie et directionnalité pour aboutir à qp(z) pression de pointe. Les cpe sur toiture et façades créent gradients brutaux : bord de toit F/G souvent −1,8 ou pire selon géométrie. Une fixation dimensionnée pour zone centrale sous-dimensionne la rive d'un facteur supérieur à 2.
Les bâtiments voisins et les effets de canyon modifient le champ : parfois tunnel ou essais pour projets sensibles. STRUCTALIS signale lorsque simplification EC1 standard est limite et qu'un complément d'étude s'impose.
Les combinaisons EN 1990 imposent avec neige et vent des cas défavorables différents : neige peut être variable dominante ou accompagnatrice selon zone et géométrie. L'ERP ou hangar large impose parfois plusieurs directions de vent et cas de reprise avec accumulation neige dissymétrique.
La digitalisation (CFD, open source) n'est pas le réflexe par défaut : la méthode réglementaire encadrée livre une traçabilité CT ; la CFD complète lorsque géométrie hors tableau.