L'étude parasismique moderne s'appuie sur EN 1998-1 pour les ouvrages neufs (ou extensions substantielles) et EN 1998-3 lorsque l'objet est un assessment d'existant. Le point d'entrée réglementaire combine accélération de zone ag, coefficient d'importance γI, classe de sol (S selon géotechnique ou hypothèses documentées) et catégorie de bâtiment : ces paramètres fixent le spectre élastique Se(T) puis le spectre de calcul Sd(T) après comportement et amortissement. La moindre discordance entre les documents géotechniques livrés et la classe retenue dans la note — ou entre catégorie d'importance administrative et usage structurel réel — invalide la traçabilité attendue par un relecteur externe.
Le coefficient de comportement q n'est pas un levier de confort économique déconnecté de la ductilité : il s'accompagne de classes DCL / DCM / DCH, de largeurs de zone dissipative, d'exigences de compactage des noeuds poteau‑poutre, d'ancrages et d'overstrength calculés. Choisir un q élevé sans démontrer la capacité de rotation plastique ni le respect des prescriptions détaillées EC2/EC8 revient à reporter un déficit sur le chantier. STRUCTALIS relie explicitement chaque q retenu à un niveau de détail constructif vérifiable sur plans.
L'analyse modale répond à la nécessité de coupler fréquences et formes propres à la masse participant : pour les bâtiments réguliers en hauteur, un modèle barres simplifié peut suffire si les hypothèses de rigidités (fissuration présumée, inter axes, raideurs de noeuds) sont posées ; pour les plans irréguliers ou les souplesses importantes, le maillage doit révéler les excentricités de torsion et les excentricités accidentelles δi imposées par EN 1998-1. Omettre ces termes peut conduire à des efforts de calcul sous-estimés malgré un spectre « correct » en entrée.
Les combinaisons sismiques s'alignent sur EN 1990 et EN 1991 avec les coefficients ψ pour les charges variables : une erreur classique consiste à ne pas intégrer la composante verticale av αEd sur les éléments sensibles (poteaux porteurs, consoles courtes) ou à confondre direction X/Y avec les cas accidentels neige/vent quand la géométrie y est couplée. Le logiciel n'écrase pas la responsabilité de la cohérence des cas : STRUCTALIS journalise les combinaisons dominantes retenues.
Pour l'existant, EN 1998-3 prescribe des niveaux de performance (LD, SD, NC selon contexte national) qui conditionnent la modélisation — linéaire élastique avec facteurs, ou non‑linéaire pour distributions de dommages plus fines. Le diagnostic préalable (inspection, essais matériaux, relevé de ferraillage) nourrit les ratios capacité/demande : une étude parasismique « sur plan » sans calibration est acceptable seulement si les réserves sont écrites et portent sur les incertitudes structurelles majeures.
Les interfaces architecturales (joints façade‑structure, équipements lourds, réservoirs) et les fondations EN 1998-5 ferment la boucle : soulevement, glissement, capacité portante séquentielle et liquefaction éventuelle doivent être exclus ou traités. Une note EC8 complète mentionne explicitement ces vérifications ou les renvoie de façon non ambiguë à des lots G2/G3. C'est une attente forte des dossiers de sécurité et des relectures CT.