Avant intervention
Après renforcement

Bureau d'Études Réhabilitation & Renforcement

Bureau d'Études Réhabilitation

Bureau d'études réhabilitation structure : renforcement carbone, RSO, surélévation, changement usage. Diagnostic et confortement.

35 ans

Durée de vie supplémentaire après réhabilitation complète

−60 %

Réduction des charges par substitution acier → bois en surélévation

100%

Des interventions précédées d'un diagnostic exhaustif

STRUCTALIS Réhabilite Votre
Structures Existantes & Patrimoine

STRUCTALIS conduit vos missions réhabilitation : diagnostic, variantes PRF / micropieux / confortement, notes et DCE, avec traçabilité normative (AFGC, EN 14199, EN 1504, Eurocodes). Forfait mission cadrée ou régie : devis sur demande, délais annoncés dans l'offre.

Diagnostic

Avant prescription

Multi-techniques

PRF, RSO, façades

Dossier CT

Réhabilitation

Point de vue d'ingénieur

La Réhabilitation : L'Art de Soigner les Structures

Construire neuf est une chose. Intervenir sur l'existant en est une autre, infiniment plus complexe. Quand un ingénieur conçoit un bâtiment neuf, il maîtrise tous les paramètres : les matériaux sont certifiés, les charges calculées avec précision, les fondations dimensionnées sur une étude de sol récente. Quand il intervient sur un bâtiment existant, il hérite d'une histoire — parfois documentée, souvent lacunaire, toujours plus complexe qu'il n'y paraît. Les plans originaux peuvent manquer ou avoir été modifiés sans trace. La résistance réelle du béton peut s'écarter significativement de la valeur nominale de l'époque. Des travaux antérieurs ont peut-être affecté des éléments porteurs sans note de calcul. Des désordres cachés peuvent exister derrière les revêtements. C'est précisément pourquoi la réhabilitation structurelle exige davantage d'expérience et de rigueur que la construction neuve : l'ingénieur doit à la fois lire ce qui existe, imaginer ce qui ne se voit pas, et concevoir une solution qui s'intègre parfaitement dans ce contexte contraint.

Chez STRUCTALIS, nous avons développé une philosophie d'intervention en réhabilitation qui repose sur trois principes fondamentaux. Le premier est la connaissance avant l'action : nous ne prescrivons aucune solution de renforcement sans avoir au préalable réalisé un diagnostic exhaustif de l'ouvrage. Trop d'interventions de réhabilitation échouent ou se révèlent insuffisantes parce qu'elles ont été conçues sur la base d'hypothèses non vérifiées sur les matériaux ou les charges réelles. Le diagnostic est la fondation de toute bonne réhabilitation — c'est l'investissement le plus rentable du projet. Le deuxième principe est la proportionnalité : la solution doit être adaptée à l'enjeu. Un excès de renforcement est aussi problématique qu'un sous-dimensionnement — il alourdit inutilement la structure, complique l'exécution et grève le budget. Nous cherchons systématiquement la solution la plus élégante techniquement, celle qui apporte exactement le gain requis avec le minimum d'impact sur l'existant. Le troisième principe est la constructibilité : une solution brillante sur le papier qui ne peut pas être exécutée correctement sur le chantier est une mauvaise solution. Nous intégrons dès la conception les contraintes d'accès, d'outillage, de phasage et de cohabitation avec les occupants.

Les vingt dernières années ont vu émerger des techniques de renforcement qui ont révolutionné la réhabilitation structurelle. Les Polymères Renforcés de Fibres (PRF) — et notamment les composites à fibres de carbone (CFRP) — permettent aujourd'hui d'apporter des gains de résistance considérables avec des épaisseurs de 1 à 3 mm et des poids de renforcement de l'ordre de 300 à 500 g/m². Un plancher béton sous-dimensionné peut être renforcé en quelques jours, sans vibrations, sans coffrage, et souvent sans même évacuer les occupants. Les micro-pieux forés permettent d'atteindre des couches de sol porteur à 15 ou 20 mètres de profondeur depuis l'intérieur d'un sous-sol existant, avec un diamètre de forage de 80 à 150 mm — une intervention quasi-chirurgicale qui renforce les fondations sans perturber la superstructure. Le béton projeté permet de créer en une journée un nouveau voile de 8 à 12 cm sur une paroi existante, avec une adhérence et des performances mécaniques équivalentes à un béton coulé en place. Ces techniques, maîtrisées par nos ingénieurs, offrent des solutions là où la réhabilitation semblait impossible ou excessivement coûteuse.

La réhabilitation des bâtiments patrimoniaux — immeubles haussmanniens, bâtiments industriels du XIXe siècle, édifices en maçonnerie de pierre ou en pans de bois — pose des défis supplémentaires liés à la valeur architecturale et historique de l'ouvrage. Les techniques d'intervention doivent être discrètes, réversibles si possible, et compatibles avec les exigences des Architectes des Bâtiments de France (ABF) pour les édifices classés ou situés en zones protégées. Les planchers bois anciens (solives sur maçonnerie, hourdi briques) peuvent être renforcés par des profilés acier en complément sans démolition du plafond existant. Les murs en maçonnerie fissurés peuvent être consolidés par injection de coulis hydraulique ou de résine époxy dans les joints dégradés, et agrafés par des tirants en inox discrets. Les fondations en gros béton cyclopéen — caractéristiques des immeubles parisiens du XIXe siècle — peuvent être reprises par des micro-pieux forés sans toucher la structure existante. STRUCTALIS a développé une expertise particulière sur les immeubles haussmanniens parisiens et les bâtiments de la première industrialisation, en étroite collaboration avec des architectes du patrimoine.

La réhabilitation structurelle est un domaine où les conséquences d'une erreur de calcul ou d'exécution peuvent être dramatiques — effondrement, mise en péril des occupants, sinistre assurantiel majeur. C'est pourquoi STRUCTALIS applique des niveaux d'exigence exceptionnels à chaque mission de réhabilitation. Chaque note de calcul est vérifiée par un ingénieur senior indépendant du concepteur. Chaque plan de renforcement est validé avant transmission à l'entreprise. Chaque chantier fait l'objet d'un suivi avec visites systématiques aux étapes critiques, vérifications de la qualité des matériaux et des exécutions, et levée de points d'arrêt contractuels. Nous établissons à l'issue de chaque mission un DOE (Dossier des Ouvrages Exécutés) complet, qui constitue la traçabilité technique de l'intervention et la référence pour toute future maintenance ou modification.

De la reprise en sous-œuvre au PRF carbone

Six Techniques de Renforcement à Notre Disposition

STRUCTALIS ne vend pas une technique, il choisit la meilleure solution pour chaque situation. Voici l'arsenal technique que nous maîtrisons et savons combiner au service de votre projet.

Reprise en sous-œuvre par micro-pieux

Le micro-pieu est un pieu de petit diamètre (80 à 150 mm) foré et injecté de coulis de ciment, avec une armature centrale en acier. Sa mise en œuvre depuis l'intérieur d'un sous-sol existant en fait l'outil idéal de la reprise en sous-œuvre : le matériel est léger, le bruit et les vibrations sont limités, et l'exécution ne perturbe pas la superstructure. Les micro-pieux sont ancrés dans le bon sol (souvent à 8 à 20 m de profondeur) et connectés aux fondations existantes par des longrines ou des massifs de tête. La capacité portante d'un micro-pieu de 100 mm ancré en terrain rocheux peut atteindre 600 à 800 kN — suffisant pour reprendre un poteau lourdement chargé d'un immeuble de 10 étages.

NF EN 14199ø80-150mmBâtiment occupé

Renforcement PRF carbone

Les lamelles de PRF carbone (épaisseur 1,2 à 1,4 mm, module 165 GPa) sont collées à l'époxy sur la face tendue de l'élément à renforcer. Leur résistance en traction (3 500 MPa caractéristique) est 7 fois supérieure à celle de l'acier HA, pour un poids 5 fois inférieur. La mise en œuvre ne nécessite ni coffrage, ni vibrations, ni étaiement important. Après polymérisation, un plancher sous-dimensionné peut voir sa capacité portante augmenter de 30 à 80 % selon la configuration. STRUCTALIS dimensionne les renforcements PRF selon les recommandations de l'AFGC 2011 (révisées) et les avis techniques des fabricants, en vérifiant l'absence de délaminage prématuré par vérification des contraintes de cisaillement à l'interface.

AFGC 2011Fibres carboneffu,k = 3500 MPa

Chemisage béton armé ou acier

Le chemisage consiste à envelopper un élément structurel existant d'une nouvelle couche de matériau résistant — béton armé ou profilés acier soudés. Pour les poteaux béton dégradés ou sous-dimensionnés, le chemisage en béton armé (épaisseur 8 à 12 cm par face) double voire triple la section résistante. Pour les poteaux acier soumis à des charges dynamiques ou sismiques, le chemisage par cornières et éclisses (technique des angles et plats) est une solution légère et rapide. Le chemisage acier est particulièrement adapté pour les structures industrielles en service : il peut être mis en place sans arrêt de la production, avec un impact minimal sur l'exploitation.

EN 1992 / EN 1993Bâtiment occupéGain capacité ×2-3

Injection de résine & coulis

L'injection de résine époxy dans les fissures du béton permet de restaurer la continuité structurelle d'un élément fissuré, à condition que la fissure soit stabilisée (non évolutive) et que son ouverture soit suffisante pour permettre la pénétration du produit (w > 0,1 mm). La résine polymérisée atteint une résistance en traction > 30 MPa, supérieure à celle du béton environnant : la fissure traitée devient plus résistante que le béton sain. Pour les maçonneries dégradées (murs en moellons, briques, galets), l'injection de coulis hydraulique ou de lait de chaux hydraulique reconstitue la cohésion du mortier dégradé et améliore la résistance mécanique globale du mur. Cette technique est particulièrement adaptée aux bâtiments patrimoniaux où la discrétion et la réversibilité de l'intervention sont essentielles.

Fissures stabiliséesMaçonneriePatrimoine

Poutres de transfert & reprise de charges

La suppression d'un mur porteur — pour créer un espace ouvert, un passage ou une grande baie — est l'une des interventions de réhabilitation les plus courantes et les plus délicates. Elle nécessite de concevoir un système de reprise qui transfère les charges du plancher supérieur vers les appuis latéraux, via une poutre de transfert (IPN, HEA ou béton armé) posée dans la maçonnerie ou sous le plancher. Le dimensionnement de cette poutre est soumis à des contraintes sévères : largeur de l'ouverture, hauteur disponible (souvent limitée par la hauteur de plafond), charges reprises (plusieurs niveaux dans un immeuble collectif), déformations admissibles (flèche ≤ L/500 pour ne pas fissurer les cloisons adjacentes). L'étaiement provisoire est indispensable pendant les travaux et son dimensionnement est aussi rigoureux que celui de la structure définitive.

IPN / HEAÉtaiement provisoireL/500 maxi

Béton projeté (gunitage)

Le béton projeté (ou béton gunité, terme consacré) est du béton ordinaire projeté à grande vitesse (50 à 80 m/s) sur une surface préparée, par voie sèche (eau ajoutée en buse) ou voie mouillée (béton prémélangé). Il adhère à la surface existante sans coffrage et développe des résistances de 25 à 45 MPa selon la formulation. En réhabilitation, il est utilisé pour : renforcer un voile sous-dimensionné en lui ajoutant une couche armée de 8 à 15 cm, reprendre une paroi de soutènement déstabilisée, colmater des zones de béton dégradé après décapage des parties carbonatées, ou créer de nouveaux éléments porteurs dans des géométries complexes. L'exécution requiert des opérateurs certifiés et un contrôle systématique de l'épaisseur projetée (carottes de contrôle).

Voie sèche / mouilléefck 25-45 MPaSans coffrage

Du diagnostic à la réception — cas réels

Trois Projets, Trois Approches

Chaque projet de réhabilitation est unique. Ces trois cas illustrent la diversité des situations que nous traitons et la rigueur de notre méthodologie, du premier diagnostic aux visites de réception.

RSO MICRO-PIEUX + SUPPRESSION MURS

Cas 01

Réhabilitation Complète Immeuble R+6 — Paris 15e

Surface : 1 800 m²Durée travaux : 14 moisNiveaux : R+6Bâtiment occupé : OuiTechnique : RSO + PRFCoût structure : 380 k€ HT

Un immeuble haussmannien des années 1880, fondé sur des semelles cyclopéennes de gros béton à faible profondeur (-1,60 m NGF), présentait des tassements différentiels de 15 à 28 mm entre les files de poteaux côté rue et côté cour. Les fissures en escalier sur les façades et les portes coïncées aux niveaux supérieurs alertaient les occupants depuis plusieurs années. Notre diagnostic a confirmé l'insuffisance des fondations sur un sol de remblais anciens compressibles jusqu'à 4 m de profondeur. Nous avons conçu une reprise en sous-œuvre par 42 micro-pieux de 100 mm ancrés à -6 m dans les marnes calcaires franciliennes, forés depuis les caves sans aucune évacuation des locatifs. En parallèle, la création de 3 grandes ouvertures en rez-de-chaussée pour un commerce a nécessité la pose de poutres HEA 400 en transfert, avec étaiement séquentiel par tronçon.

  • → Tassements stabilisés à J+90 après fin des travaux RSO
  • → Aucune évacuation de locataire pendant 14 mois de chantier
  • → Rapport de solidité délivré et accepté par la copropriété
PRF CARBONE + BÉTON PROJETÉ

Cas 02

Renforcement Planchers Entrepôt Logistique — Île-de-France

Surface planchers : 8 400 m²Gain portance : +65 %Charge initiale : 3 kN/m²Charge visée : 5 kN/m²Temps d'arrêt : 0 joursDélai études : selon la complexité du projet

Un entrepôt logistique de 8 400 m² construit en 1978, dimensionné pour des charges d'exploitation de 3 kN/m², devait accueillir un nouveau locataire avec des besoins de stockage dense (racks hauts, surcharge 5 kN/m²). L'audit de structure a révélé que les dalles alvéolées précontraintes de 17 cm étaient suffisantes, mais que les poutres de rive en béton armé de 25×45 cm présentaient une insuffisance de 28 % en flexion selon Eurocode 2. La solution retenue : collage de 4 lamelles PRF carbone (Sika CarboDur S512, 50×1,2 mm) sur la face inférieure de chaque poutre de rive, après sablage et apprêt époxy. L'intervention sur les 240 poutres de rive a duré 6 jours en équipe de 4 techniciens, pendant l'activité normale de l'entrepôt.

  • → Surcharge portée à 5 kN/m² vérifiée par calcul et essai de charge
  • → Zéro jour d'arrêt d'exploitation pendant les travaux
  • → Économie estimée : -340 k€ vs démolition/reconstruction
Diagramme de moments fléchissants — état avant renfort PRF (Md 28 % au-dessus de MRd existant) — après collage 4 lamelles carbone S512 (marge 12 % sur MRd composite) — AFGC 2011MOMENTS — AVANT / APRÈS RENFORT PRF (SCHEMA)AVANT — Md = 1,28 MRd,existant (ELU)Ligne de référence — MRd béton seulDépassement ~28 % — fissuration intrados à contrôlerAPRÈS — Md = 0,88 MRd,composite (marge 12 %)MRd,composite — contribution carbone + interface époxy4× lamelles PRF Sika CarboDur S512 — collage intrados — AFGC 2011 / EN 1992-1-1

Cas 03

Surélévation R+2 en Structure Bois sur Immeuble Béton Existant — Bordeaux

Immeuble de bureaux R+4 béton armé des années 1970, propriétaire souhaitant ajouter 2 niveaux supplémentaires pour augmenter la surface locative. Audit préalable : fondations sur semelles filantes portant des charges de 800 kN par poteau — insuffisant pour 2 niveaux béton supplémentaires (1 600 kN additionnels estimés). Solution retenue : surélévation en ossature bois CLT, dont le poids propre est 4 fois inférieur au béton. Charges additionnelles réelles après optimisation : 280 kN/poteau — absorbées sans renforcement des fondations.

Principal défi : la connexion entre la structure béton existante (trame de 8×8 m) et la surélévation bois (trame adaptée à 4×8 m pour les portées CLT). Nous avons conçu des platines d'ancrage sur mesure, ancrées chimiquement dans les têtes de poteaux BA existants, qui reçoivent les poteaux bois GL32h de la surélévation. La vérification sismique de l'ensemble (béton + bois) selon EN 1998-1 a nécessité un modèle 3D complet des deux structures avec couplage des rigidités.

+2 niveaux

ajoutés sans renforcer les fondations

–76 %

réduction du poids propre vs béton armé

Selon projet

temps de montage de la surélévation bois

R60

résistance au feu justifiée section résiduelle

280 kN/poteau

charge additionnelle (vs 1 600 kN béton)

0 évacuation

niveaux inférieurs occupés pendant travaux

Quelle Technique pour Quel Élément ?

Guide de sélection — STRUCTALIS

Élément structurelProblèmeTechnique recommandéeRéférence
Fondations insuffisantesTassement, portance insuffisanteMicro-pieux NF EN 14199NF EN 14199 / DTU 13.2
Plancher béton (flexion)Insuffisance résistance Md > MRdCollage PRF carbone face tendueAFGC 2011 / ETA fabricant
Poutre béton (cisaillement)Effort tranchant Vd > VRdTissus PRF carbone en UAFGC 2011 §7.3
Poteau béton (compression)Section sous-capacitaireChemisage BA ou confinement PRFEN 1992-1-1 / EN 1998-3
Voile béton (cisaillement)Instabilité, fissuration diagonaleBéton projeté armé + tirantsCSTC / EN 1504
Mur maçonnerie (fissures)Tassement, surchargeInjection coulis + agrafage inoxEN 1996 / ICOMOS
Charpente bois (fléchissement)Dégradation biologique / fluageProfilés acier en complémentEN 1995-1-1 + EN 1993-1-1
Fondations (voisinage chantier)Affaissement, décompressionJet grouting / micropieuxNF P94-262 / EN 12716

Ce tableau est indicatif — le choix définitif de la technique résulte toujours d'un diagnostic préalable sur site. STRUCTALIS étudie chaque situation individuellement. Pour des fiches détaillées : renforcement de structure, reprise en sous-œuvre, renforcement de plancher et surélévation de bâtiment.

Six phases — aucune ne peut être sautée

De l'Audit à la Réception : Notre Méthode Complète

01

Audit de l'Existant

Nous commençons par comprendre ce qui existe. Plans, historique des travaux, résistances des matériaux mesurées in situ, charges réelles, désordres visibles et latents. Sans cette phase, tout renforcement est une intervention aveugle. Durée : selon la complexité de l'ouvrage.

Livrable : Rapport de diagnostic

02

Modélisation de l'Existant

Reconstruction du modèle de calcul à partir des mesures — pas des plans théoriques. Les résistances réelles (béton C20 mesuré à fck,is = 18 MPa par exemple) remplacent les valeurs nominales. Les désordres sont intégrés comme paramètres du modèle.

Livrable : Modèle EF de l'existant

03

Stratégie de Renforcement

Analyse multicritère de 2 à 3 solutions techniques applicables. Comparatif faisabilité / performance / coût / impact architectural. Présentation au maître d'ouvrage avec recommandation argumentée. Cette phase est collaborative — votre avis compte.

Livrable : Note de synthèse comparative

04

Calcul & Plans d'Exécution

Dimensionnement précis de la solution retenue. Vérification de la structure renforcée en ELU et ELS. Plans d'exécution du renforcement et de l'étaiement provisoire, spécifications techniques des matériaux, fiches de procédé à remettre à l'entreprise.

Livrable : DCE structure réhabilitation

05

Suivi de Chantier

Visites aux étapes critiques — pas à chaque semaine (nous ne sommes pas contremaître), mais aux points d'arrêt définis contractuellement : avant coulage, avant décoffrage, après pose des PRF, après injection. Chaque visite fait l'objet d'un compte-rendu écrit transmis à toutes les parties.

Livrable : Comptes-rendus de visite

06

Réception & DOE

Validation finale des travaux exécutés, levée des réserves éventuelles, établissement du Dossier des Ouvrages Exécutés (DOE) complet. Ce document est la mémoire de votre réhabilitation — il accompagnera le bâtiment pour toutes les futures interventions.

Livrable : DOE + rapport de réception

Impact environnemental & économique

Réhabiliter Plutôt que Démolir : L'Acte le Plus Durable

La démolition et reconstruction d'un bâtiment représente une émission de 300 à 800 kg de CO₂ par m² pour la seule phase de construction. La réhabilitation structurelle, même lourde, émet rarement plus de 50 à 80 kg/m². Le choix de réhabiliter plutôt que démolir est donc systématiquement l'acte le plus vertueux sur le plan environnemental — et souvent le plus économique, car le coût d'une réhabilitation structurelle représente typiquement 20 à 40 % d'une reconstruction à neuf à surface égale.

-85 %

d'émissions CO₂ vs démolition / reconstruction

En conservant la structure existante, on évite la production de nouveaux matériaux (ciment, acier), le transport et la mise en œuvre. Le béton armé représente 8 % des émissions mondiales de CO₂ — chaque tonne conservée compte. Sur un immeuble de 2 000 m², la réhabilitation structurelle évite en moyenne 600 t de CO₂ par rapport à une démolition-reconstruction.

−55 %

de coût total vs reconstruction neuve

Le coût de la réhabilitation structurelle représente en moyenne 45 à 60 % du coût d'une reconstruction à neuf à surface et qualité équivalentes. Sans compter les délais : 6 à 18 mois pour une réhabilitation vs 24 à 36 mois pour une démolition-reconstruction. Et pendant ces mois gagnés, votre bâtiment continue à générer des loyers ou à être exploité.

150 ans

de durée de vie supplémentaire possible après réhabilitation

Les grandes réhabilitations structurelles réalisées dans les règles de l'art peuvent conférer à un bâtiment une durée de vie de 50 à 150 ans supplémentaires. Les immeubles haussmanniens réhabilités au XXe siècle sont toujours debout et en excellent état — preuve que la réhabilitation bien conduite est un investissement durable pour les générations suivantes.

Normes et guides techniques applicables

La réhabilitation structurelle mobilise un nombre de normes supérieur à toute autre spécialité de l'ingénierie du bâtiment, car elle combine la réglementation de la construction neuve (Eurocodes) avec les normes spécifiques aux produits de réparation et aux procédés de renforcement. STRUCTALIS maintient une veille normative continue et participe aux groupes de travail AFGC et AFNOR sur la réhabilitation.

EN 1992-1-1 (Eurocode 2 — béton armé existant)

EN 1998-3 (Eurocode 8 — évaluation & renforcement sismique)

EN 1504 (Réparation et protection des structures béton)

AFGC — Recommandations PRF (2011 révisées)

NF EN 14199 (Micro-pieux)

DTU 13.2 (Fondations profondes)

NF P94-262 (Fondations profondes — calcul)

EN 13670 (Exécution des structures en béton)

CSTC — Guide technique béton projeté

EN ISO 9001 (Qualité des procédés spéciaux)

Pourquoi la Maîtrise Normative est Critique

En réhabilitation, une erreur normative peut avoir des conséquences graves : utiliser un guide de dimensionnement PRF périmé, ignorer les spécificités de l'Eurocode 8 partie 3 pour l'évaluation des existants, sous-évaluer les charges de la nouvelle destination selon EN 1991. STRUCTALIS applique systématiquement les versions les plus récentes des normes et valide ses calculs par rapport aux évolutions normatives des 3 dernières années. Nos ingénieurs suivent 2 formations normatives par an.

Outils de calcul

La modélisation d'une structure existante réhabilitée nécessite des outils capables de gérer les non-linéarités matérielles (béton fissuré, acier en plastification), les assemblages dissimilaires (béton + acier + PRF) et les analyses sismiques non-linéaires. STRUCTALIS mobilise sa chaîne de calcul développée en interne pour ces analyses.

Outils de calcul développés en interne STRUCTALIS

Pourquoi Confier Votre Réhabilitation STRUCTALIS à STRUCTALIS ?

Les 4 garanties d'un bureau d'études spécialisé structures existantes

01

Diagnostic systématique avant toute solution définitive

STRUCTALIS ne dimensionne pas sur des hypothèses de résistance nominale oubliée : le modèle repose sur l'existant mesuré ou borné. La traçabilité du diagnostic protège le maître d'ouvrage et fluidifie le visa CT.

02

Arbitrage technique multicritère chiffrable

PRF, transfert de charges, micropieux ou mixte : chaque piste est rédigée avec ordres de grandeur d'exécution et risques résiduels. Les décisions MOA sont documentées, pas improvisées.

03

Constructibilité et phasage intégrés dès l'étude

Les séquences d'étaiement, les accès et la cohabitation avec l'occupation sont co-conçues avec le conducteur d'opérations pour éviter les blindages de dernière minute en chantier.

04

Offre forfait / régie et réponse devis sur demande

STRUCTALIS formalise itérations incluses, délais de production et modalités de suivi horaire si régie. La réponse à votre demande de devis est assurée sur demande.

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Questions fréquentes

FAQ — Bureau d'Études Réhabilitation & Renforcement

La reprise en sous-œuvre est une technique consistant à renforcer, prolonger ou remplacer les fondations d'un bâtiment existant sans démolir la superstructure. Elle devient nécessaire dans plusieurs situations : fondations insuffisantes découvertes lors d'un diagnostic (semelles sous-dimensionnées, profondeur insuffisante par rapport au bon sol), tassements de fondation provoquant des désordres en façade, modification du bâtiment imposant de nouvelles charges (surélévation, changement d'usage), ou travaux de voisinage (fouilles profondes adjacentes qui fragilisent les fondations existantes). Les techniques courantes sont la reprise par micro-pieux (forés à travers le bâtiment et ancrés dans le bon sol), par massifs en sous-œuvre (excavation séquentielle sous les semelles et bétonnage de plots), ou par jet grouting (injection haute pression de lait de ciment qui crée des colonnes de sol amélioré). STRUCTALIS dimensionne la solution adaptée après un diagnostic géotechnique complémentaire.
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