STRUCTALIS — STRUCTURE BOIS / STABILITE AU FEU

Stabilite au Feu
des Structures Bois
Section Residuelle EC5-1-2

Paradoxalement, le bois resiste mieux au feu que l'acier non protege : sa carbonisation progressive et previsible (bn = 0,7 mm/min pour resineux) forme un ecran isolant qui preserve le coeur de section. STRUCTALIS calcule la section residuelle selon EN 1995-1-2 et verifie que la structure bois satisfait aux criteres REI requis par la reglementation ERP, IGH ou logements collectifs.

0,7 mm/min

Vitesse carbonisation bois resineux C24 (bn)

R30 a R120

Criteres de resistance calculables

EC5-1-2

Norme europeenne feu bois

-r(d0)

Section residuelle = section brute - carbonisation

STRUCTALIS Justifie Votre
Stabilité au Feu du Bois Structurel

STRUCTALIS établit les justifications de résistance au feu pour bois et bois lamellé : méthodes de section résiduelle, habillages, retardements et EN 1995-1-2 avec critères R/EI applicables. Dossier pour PC sécurité / contrôleur. Commander en forfait ou régie : devis gratuit sur demande.

Méthode avancée

Section résiduelle

Critères R/EI

Alignés ERP/ICPE

Dossier coordonné

Avec note froide

Pourquoi le Bois Resiste Mieux au Feu que l'Acier Non Protege

L'acier non protege perd 50 % de sa limite elastique a 550°C, temperature atteinte en 5 a 15 minutes lors d'un incendie normalise ISO 834, ce qui impose une protection thermique couteuse (intumescent, flocage) pour satisfaire les criteres R30 a R120. Le bois se comporte de maniere fondamentalement differente : quand il s'enflamme, il se carbonis en surface a une vitesse previsible et constante. Cette couche de charbon (charbon de bois, conductivite thermique tres faible : 0,05 W/m.K contre 50 pour l'acier) forme un ecran isolant naturel qui ralentit la penetration de la chaleur dans le bois interieur. La temperature du coeur de section reste inferieure a 300°C, et le bois interieur conserve l'essentiel de ses proprietes mecaniques. Ce phenomene est parfaitement previsible et calculable : la vitesse de carbonisation nominale bn = 0,7 mm/min pour les resineux (epicea, sapin, douglas) et bn = 0,5 mm/min pour les feuillus durs et le lamine-colle, selon EN 1995-1-2 §3.4.

En pratique, pour une poutre de section 120×240 mm exposee sur 3 faces pendant 30 minutes, la carbonisation nominale est de 0,7 × 30 = 21 mm par face exposee. La section residuelle est donc de (120 - 2×21) × (240 - 21) = 78 × 219 mm, soit une reduction de 41 % de la section brute. La resistance de la section residuelle est calculee avec les proprietes mecaniques du bois non altere (le coeur conserve ses caracteristiques) et les coefficients partiels en situation d'incendie (gammam = 1,0 contre 1,3 en situation normale, coefficients partiels des actions reduits selon les combinaisons accidentelles). Cette combinaison permet souvent de satisfaire R30 avec des sections adaptees, et R60 avec des sections plus importantes, sans aucune protection active.

Methode de la Section Residuelle — Carbonisation Progressive

La methode de la section residuelle (EN 1995-1-2 §4.2) calcule la section de bois intacte apres carbonisation pendant le temps de resistance requis. La couche charbon est ignoree mecaniquement. Le coeur de section conserve ses proprietes mecaniques normales et est verifie avec les charges en situation d'incendie (charges reduites par les combinaisons accidentelles EN 1990).

Trois etats cote a cote d'une section de poutre bois 120x240mm : 1) Section brute (etat froid, brun clair, 120x240mm), 2) Section apres 30 minutes de feu (couche charbon noire 21mm sur 3 faces, section residuelle beige 78x219mm), 3) Section apres 60 minutes de feu (couche charbon 42mm, section residuelle 36x198mm). Labels avec dimensions et pourcentages de section residuelle.ETAT FROID(t = 0)120 × 240 mmSection = 28 800 mm2100 % de la sectionAPRES R30(t = 30 min, carbonisation = 21mm)Charbon 21mmCharbon 21mmCharbon (face superieure non exposee)78 × 219 mm (residuelle)Section = 17 082 mm259 % de la section bruteAPRES R60(t = 60 min, carbonisation = 42mm)36 × 197 mm (residuelle)Section = 7 092 mm225 % — section surdimensionnee requiseCarbonisation nominale : d = bn × t = 0,7 × t (mm)bn = 0,7 mm/min (resineux) / 0,5 mm/min (lamine-colle) / 0,85 mm/min (CLT)
Section residuelle d'une poutre bois 120x240mm — carbonisation bn=0,7mm/min sur 3 faces exposees — R30 : section residuelle 59% — R60 : section residuelle 25% — EN 1995-1-2 §4.2 methode de la section residuelle — STRUCTALIS

Trois Methodes de Justification de la Tenue au Feu

EN 1995-1-2 propose plusieurs approches selon la complexite du projet et le niveau de precision requis. STRUCTALIS choisit la methode la mieux adaptee au contexte de chaque projet.

Methode de la Section Residuelle

La methode la plus courante (EC5-1-2 §4.2) : on calcule la section de bois non carbonise apres le temps requis, puis on verifie cette section residuelle avec les proprietes mecaniques nominales et les charges en situation d'incendie. La couche de charbon est completement ignoree mecaniquement. La section residuelle est determinee en retranchant la profondeur de carbonisation nominale d = bn × t de chaque face exposee. Cette methode est conservative mais simple et directement applicable sans essais. Elle convient pour toutes les sections de bois massif, lamine-colle et CLT.

R30 a R90 — Toutes sections bois

Resistances Reduites par Temperature

Cette methode (EC5-1-2 §4.3) calcule la distribution de temperature dans la section bois (profil thermique) et reduit les resistances mecaniques en fonction de la temperature locale. Elle est plus precise que la methode de la section residuelle car elle tient compte de la transition progressive entre la couche charbonnee (resistance nulle), la couche de pyrolyse (resistance partiellement reduite) et le coeur intacte (resistance nominale). Elle permet d'obtenir des sections plus petites pour un meme critere de tenue au feu, ce qui est economiquement interessant pour les structures a grande portee. Elle necessite une modelisation thermique plus complete.

R60 a R120 — Sections importantes

Avis Technique et Essais de Classement

Pour les elements de structure en CLT, panneaux de contreventement OSB, assemblages specifiques ou produits industrialises, la justification de la tenue au feu est souvent basee sur des essais de classement realises selon EN 1363-1 par des laboratoires agrees (CSTB, Efectis) et formalises dans un Avis Technique (AT) ou une Decision de Classement (DPC). Ces documents donnent directement le classement REI du produit sans calcul supplementaire. STRUCTALIS coordonne ces justifications avec les industriels fournisseurs de produits (CLT, ossature, panneaux) et les integre dans le dossier de justification soumis au bureau de controle technique.

CLT, OSB, assemblages industrialises

Carbonisation Bois vs Echauffement Acier — Comparaison en Incendie ISO 834

Ce graphe compare deux phenomenes physiques distincts mais tous deux importants pour la tenue au feu : la progression de la carbonisation dans le bois (profondeur en mm) et la montee en temperature d'un profil acier non protege (en degres Celsius) sous la courbe ISO 834. Il illustre pourquoi le bois est naturellement plus resilient que l'acier en situation d'incendie.

Graphe double axe : axe gauche profondeur de carbonisation bois en mm (0 a 70) axe droit temperature acier en degres C (0 a 1000). Axe X temps en minutes 0 a 90. Courbe lineaire or (carbonisation bois, bn=0.7mm/min) : droite de 0 a 63mm. Courbe exponentielle rouge (temperature acier, Am/V=150m-1) : logarithmique de 20 a 800 degres. Ligne horizontale rouge pointillee a 550 degres (temperature critique acier). Annotation : acier depasse 550 degres a 8 min, bois conserve son coeur intact a 90 min.0153045607590Temps (minutes)010203040506070Carbonisation bois (mm)0°C200°C400°C600°C800°C1000°CTemp. acier (°C)Bois63mmAcier550°C — Temperature critique acier (fy reduit a 50%)~8 minacier depasse 550°CBois : coeur intacte a 90 min(carbonisation 63mm mais section residuelle)
Carbonisation bois (bn=0,7mm/min, lineaire, or) vs echauffement acier non protege (Am/V=150m-1, logarithmique ISO 834, rouge) — Acier depasse 550°C en ~8 min — Bois conserve son coeur intacte a 90 min — EN 1995-1-2 / EN 1993-1-2 — STRUCTALIS

Prescriptions Constructives Associees a la Tenue au Feu

La justification de la tenue au feu d'une structure bois ne se limite pas au calcul de la section residuelle. Elle implique aussi un ensemble de prescriptions constructives qui conditionnent la validite du classement REI et doivent etre specifiees dans les plans et le CCTP.

Traversees de plancher

Les traversees de plancher par des canalisations, gaines electriques ou tuyauteries doivent etre protegees par des manchons coupe-feu (classement EI du plancher maintenu au droit de la traversee). Les materiaux combustibles (bois) du plancher au droit de la traversee sont recouvert d'un ecran de protection (plaque de platre BA13 REI 30 minimum). Ces prescriptions sont etablies par STRUCTALIS en coordination avec le bureau de securite incendie.

Assemblages en situation d'incendie

Les assemblages metalliques (sabots, boulons, tiges filetees) peuvent etre la zone la plus faible en situation d'incendie car le metal se rechauffe plus vite que le bois. EN 1995-1-2 §6 impose soit un enrobage suffisant de bois autour de l'organe d'assemblage, soit une protection specifique de l'assemblage (plaque de bois, enduit intumescent). Le positionnement des sabots a l'interieur du bois (assemblage cache) est souvent la solution la plus efficace.

Revêtements de protection

Les plaques de platre (BA13, BA18) constituent une protection passive efficace des elements bois. Une plaque BA13 fixee sur les faces exposees d'un element bois retarde la carbonisation de 15 a 20 minutes, permettant d'atteindre R60 avec une section bois moins importante. Les panneaux de laine de roche (60 ou 100 mm) peuvent aussi etre utilises pour les elements de toiture. Ces protections doivent etre specifiees avec leur mode de fixation (vis, clippage) et leur compatibilite avec le support bois.

Interfaces bois-beton et bois-metal

Les joints entre elements bois et elements non combustibles (beton, acier) sont des points sensibles : le retrait differentiel en echauffement peut ouvrir des fentes par lesquelles les flammes et gaz chauds penetrent dans la structure. Ces joints doivent etre traites par des mastics coupe-feu intumescents ou des bandes intumescentes qui gonflent a la chaleur pour combler l'ecart. Leur specification est integree dans les prescriptions STRUCTALIS transmises au lot gros-oeuvre.

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01

Traduction réglementaire en calcul thermomécanique

STRUCTALIS relie les exigences R/EI aux profils de température de calcul et aux propriétés réduites du bois. Nous comparons méthode tabulaire vs avancée lorsque la géométrie le permet et documentons le gain sécuritaire ou économique. Le dossier peut être lu sans ambiguïté par un vérificateur tiers.

02

Prise en compte des connecteurs et zones de rive

Les attaches métalliques ont une température critique différente du bois environnant. STRUCTALIS intègre ces effets pour éviter un mode ruine prématuré en rive. Le maître d'ouvrage évite une surprotection globale inutile.

03

Stratégie de protection et coût d'enveloppe

STRUCTALIS aide à décider entre retardement vs sursection, en incluant le coût d'ouvrage fini et la hauteur sous plafond. L'arbitrage est chiffré et documenté pour la commission.

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Engagement délai & offre forfait/régie

STRUCTALIS cadre la mission avec délai annoncé et devis sur demande. Le forfait couvre une itération mineure ; la régie suit les projets évolutifs.

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FAQ — Stabilite au Feu des Structures Bois

Pourquoi dit-on que le bois resiste mieux au feu que l'acier ?

C'est une affirmation fondee sur la physique des materiaux en situation d'incendie. L'acier est un excellent conducteur thermique (conductivite 50 W/m.K) : il se rechauffe tres rapidement et un profil metallique non protege peut atteindre la temperature critique de 550°C (50 % de sa limite elastique) en 5 a 15 minutes selon son facteur de massivite. A 700°C, la resistance residuelle de l'acier est inferieure a 25 % de sa valeur a froid. Le bois, au contraire, est un mauvais conducteur thermique (conductivite bois intact : 0,13 W/m.K, charbon de bois : 0,05 W/m.K). Quand le bois brule, sa surface se carbonis en formant une couche de charbon qui isole le coeur intact des flammes. Cette couche protectrice ralentit la penetration de la chaleur a une vitesse previsible et constante (bn = 0,7 mm/min pour les resineux). Le coeur de section, a moins de 200-300°C, conserve 95 a 100 % de ses proprietes mecaniques. Ainsi, une poutre de lamine-colle correctement dimensionnee peut resister 60 minutes ou plus sans aucune protection externe, alors que le meme element en acier s'effondrerait en 10 minutes sans intumescent. C'est ce comportement previsible et mesurable qui permet le calcul de stabilite au feu selon EC5-1-2.

Quelle est la vitesse de carbonisation du bois et de quoi depend-elle ?

La vitesse de carbonisation du bois est un parametre central de l'EN 1995-1-2. Elle est exprimee en mm/min et represente la vitesse a laquelle le front de carbonisation avance dans le bois sain sous la courbe de chauffe ISO 834. La norme distingue la vitesse de carbonisation de base beta0 (carbonisation unidimensionnelle sur une face plane) et la vitesse nominale bn qui integre l'effet des arrondis de coins et des fissures. Pour le bois massif resineux (epicea, sapin, pin, douglas), beta0 = 0,65 mm/min et bn = 0,70 mm/min. Pour le bois lamine-colle (GL), beta0 = 0,65 mm/min et bn = 0,70 mm/min egalement (meme valeur car la colle ne modifie pas significativement la carbonisation si elle est de qualite). Pour les feuillus durs (chene, hetre), beta0 = 0,55 mm/min et bn = 0,55 mm/min. Pour le CLT, bn = 0,85 mm/min (majoration due aux joints entre lamelles qui peuvent accelerer la penetration du feu). Ces valeurs supposent un bois de masse volumique superieure a 290 kg/m3 ; un bois plus leger se carbonis plus vite. La masse volumique est donc une donnee d'entree de la verification feu.

Comment calcule-t-on la section residuelle d'un element bois en feu ?

La methode de la section residuelle (EC5-1-2 §4.2) suit une procedure en trois etapes. Premierement, on identifie les faces exposees au feu : un element en toiture avec finition sous-face est expose sur 3 faces (face inferieure et 2 faces laterales) ; un poteau isole dans une piece est expose sur 4 faces ; un poteau dans un angle de mur est expose sur 2 faces. Deuxiemement, on calcule la profondeur de carbonisation nominale pour chaque face exposee : d = bn × t, ou t est le temps de resistance requis en minutes. Pour R30 et resineux : d = 0,70 × 30 = 21 mm par face exposee. Troisiemement, on soustrait cette profondeur de la dimension brute de la section pour chaque cote expose : section residuelle = (b - 2d_lateral) × (h - d_inf) pour une section exposee sur 3 faces. Cette section residuelle est ensuite verifiee mecaniquement avec les proprietes nominales du bois (sans reduction de la resistance) et les charges en combinaison accidentelle (coefficients partiels reduits selon EN 1990). Si la section residuelle est insuffisante, on surdimensionne la section froide ou on ajoute une protection.

Peut-on satisfaire R60 avec du bois massif sans protection ?

Oui, mais cela necessite de surdimensionner la section froide pour que la section residuelle apres 60 minutes de carbonisation soit suffisante pour reprendre les charges en situation d'incendie. Pour une poutre de lamine-colle GL28h exposee sur 3 faces pendant 60 minutes, la carbonisation est de 0,70 × 60 = 42 mm par face exposee. Si la section froide est 240×480 mm, la section residuelle est de (240 - 2×42) × (480 - 42) = 156 × 438 mm = 68 328 mm2, soit encore 60 % de la section brute. Cette section residuelle peut reprendre les moments et efforts tranchants en situation d'incendie (charges en combinaison accidentelle, generalement 40 a 60 % des charges a froid). En pratique, les poutres de lamine-colle a grandes portees (GL28h, GL32h) dimensionnees pour les charges normales ont souvent des marges suffisantes pour satisfaire R60 sans protection externe, a condition que la section soit optimisee des la conception avec l'objectif feu en tete. Pour R90, les sections necessaires sont generalement tres importantes et une protection par plaques de platre ou laine de roche est souvent plus economique.

Le CLT est-il aussi performant que le bois massif en situation d'incendie ?

Le CLT est generalement moins performant que le bois massif ou le lamine-colle en feu, pour deux raisons specifiques. Premierement, la vitesse de carbonisation nominale du CLT est de bn = 0,85 mm/min (contre 0,70 pour le bois massif et le lamine-colle), car les joints entre lamelles et les couches de colle peuvent accelerer localement la penetration du feu. Deuxiemement, le CLT presente un phenomene specifique : lorsque la couche exterieure (exposee au feu) est completement carbonis, elle peut se detacher brusquement de la couche suivante au niveau du joint colle, exposant brutalement la couche suivante a une temperature elevee et accelerant temporairement la carbonisation. Ce phenomene dit de chute de couche est pris en compte dans EN 1995-1-2 par une majoration de la vitesse de carbonisation apres la chute de la premiere couche. En pratique, les panneaux CLT satisfont souvent R30 avec les sections commerciales standards (120 mm, 5 couches), mais R60 necessite des sections plus epaisses (160 a 200 mm) ou des protections complementaires (plaque de platre BA13 en sous-face).

Quelles sont les exigences de stabilite au feu pour les logements collectifs en bois ?

Les exigences de stabilite au feu pour les logements collectifs sont definies par le code de la construction et l'arrete du 31 janvier 1986 relatif a la protection contre l'incendie dans les batiments d'habitation (modifie par l'arrete du 24 mai 2010 pour les batiments bois). Pour les batiments d'habitation de 3eme et 4eme famille (hauteur entre 8 et 50 m), la structure principale doit satisfaire une stabilite au feu R60 minimum. Les planchers doivent satisfaire REI 60 (resistance 60 min, etancheite 60 min, isolation thermique 60 min). Pour les batiments de 1ere et 2eme famille (maisons individuelles et petits collectifs < 8 m), R30 est generalement suffisant pour les elements porteurs. Depuis 2010, les batiments a ossature bois peuvent aller jusqu'a R+4 avec des prescriptions constructives specifiques (placage de platre, protections des trémies) et jusqu'a R+8 en structure bois avec une etude de securite incendie specifique. STRUCTALIS etablit le dossier de justification feu en coherence avec le bureau de securite incendie (SSI) et le bureau de controle technique agrees.

Faut-il ignifuger le bois de structure ?

L'ignifugation (traitement de surface ou en profondeur par des produits chimiques retardateurs de flamme) est rarement necessaire pour les structures bois de batiment courant. L'ignifugation n'ameliore pas la resistance au feu en termes de stabilite mecanique (R) : elle peut ameliorer la surface de reaction au feu (contribution a l'embrasement) mais n'empeche pas la carbonisation progressive du bois qui gouverne la tenue mecanique. Elle peut etre utile pour les elements non porteurs (lambris, bardages interieurs) soumis a des exigences de reaction au feu (classement M1 ou B-s3,d0) dans les ERP. Pour les elements de structure porteurs, la solution la plus efficace et la mieux documentee reste le surdimensionnement de la section froide pour obtenir une section residuelle suffisante apres carbonisation, eventuellemnt complete par une protection par plaques de platre. Les produits d'ignifugation font l'objet d'Avis Techniques specifiques et necesitent des conditions d'application et de maintenance particulieres qui compliquent leur utilisation en structure.

Comment coordonner la justification feu bois avec le bureau de securite incendie ?

La coordination feu pour une structure bois est un processus multi-acteurs qui doit commencer des la phase APS du projet. Le bureau de securite incendie (bureau d'etudes SSI, ou l'ITM pour les etablissements recevant du public) determine les exigences reglementaires applicables : criteres REI par type d'element et par compartiment, durees de resistance selon la categorie ERP ou la hauteur du batiment, desenfumage, evacuation. STRUCTALIS prend en charge la partie R (stabilite mecanique) en etablissant la note de calcul feu EC5-1-2 : determination des sections residuelles, verifications mecaniques, identification des elements dont la section froide doit etre majoree et specifications des protections eventuelles. Les prescriptions constructives (assemblages caches, joints coupe-feu, protections des traversees) sont etablies par STRUCTALIS et transmises aux autres corps d'etat. En phase chantier, STRUCTALIS verifie la conformite des sections bois mises en oeuvre avec les hypotheses de calcul et la bonne realisation des prescriptions constructives. Ce processus est documente dans le dossier de justification feu remis au bureau de controle technique.

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